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Analyse de Fridolin Ngoulou
La France en tant que pays colonisateur de la République Centrafricaine n’a pas pu stabiliser ce pays depuis plusieurs décennies, malgré sa présence militaire et ses multiples interventions militaires. Ce pays enregistre depuis toujours les coups de force. Justement parce que, le colonisateur a appris au colonisé que la voie facile pour accéder à la magistrature suprême de l’Etat, c’est le coup d’Etat, à l’exemple de l’opération Barracuda du 20-21 septembre 1979 qui a fait chuter Jean Bedel Bokassa et installer David Dacko. Cette opération a été menée par l’armée française.


Si la Centrafrique a connu une instabilité chronique et que si tous les chefs d’Etat qui se sont succédés soit par élection ou par coup d’Etat, doivent avoir la bénédiction du parrain, et bien, on n’a plus besoin de se traumatiser. Le parrain peut admettre et démettre. Là peut être l’ère de la France manipulatrice.


L’opération Sangaris, déployée du 5 décembre 2013 au 31 octobre 2016 est la 7e intervention militaire française depuis l’indépendance du pays en 1960. Son départ a été précipité et a laissé le champ libre aux groupes rebelles de se reconstituer pour occuper le vide laissé par la Sangaris. Un vide laissé par la Sangaris car la Minusca, la force onusienne n’avait pas en réalité la capacité de répondre aux menaces des groupes armés ni d’accomplir son mandat de la protection de la population civile. Après la Sangaris, c’est le chaos alors que les forces armées Centrafricaines, frappées par l’embargo étaient très loin d’être réhabilité même si l’EUTM-RCA forme ces forces en vue de leur restructuration.
Qui doit alors combler ce vide ? On le sait aussi que les pays contributeurs des troupes onusiennes sont retissant à fournir des contingents à la Minusca, qui brille par la faiblesse sur le terrain et souvent accusée de « connivence avec les groupes armés », de « pompier après la mort », quoi encore ?

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Qui a échoué ? Qui est faible ? Celle qui est faible, c’est la RCA, gangrénée par les violences. Celle qui a échoué c’est la France qui n’a pas su maitriser la situation en tant que colonisateur, puisqu’elle se réclame toujours « pays colonisateur », et doit tout valider.
Le vide est là, et la Russie veut combler et les débats éclatent. Les débats créent la méfiance et la diplomatie se heurte mais finalement, soit c’est l’un soit c’est autre soit les deux, soit personne. Certes le choix est difficile pour le président Touadera qui a promis la restauration de la paix et de la sécurité ainsi que la réconciliation nationale. C’est qui doit guider ce choix, c’est la souveraineté de son état et le patriotisme.


La présence des instructeurs russes voulait –t-elle dire rupture de la relation diplomatique entre la RCA et la France ? Je ne pense pas. Le combat c’est sur le terrain idéologique et économique car les intérêts divisent. Et les civils qui meurent dans ce combat des grands ne trouveront plus leur compte dans ce jeu sinon disparaitre de la planète.

Par Fridolin Ngoulou

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