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26112319 348312915637127 262066812805092299 nLa Coordination pour la Rupture et la Refondation de la Centrafrique (CoRReCt) est un Mouvement Politique, axé sur un travail en réseau non pyramidale, non sclérosé, structurée de manière horizontale pour faciliter l’action collective. Ce collectif a été créé en partant du principe d’Albert Einstein : « l’énergie(e) de la hiérarchie horizontale résulte d’une masse(m) de personnes pouvant se connecter de façon transparente(c) et instantanée(c) ; (e=mc²) ». Cette énergie découle de l’engagement individuel en faveur d’un collectif vers l’incarnation d’une nouvelle vision politique résumée en trois mots : RUPTURE – REFONDATION – ÉMERGENCE. Cet engagement n’est pas orienté à faire l’éloge d’un Homme que l’on qualifie souvent de « l’Homme providentiel » pour son sens politique, mais il est orienté vers un collectif, une équipe où chacun est indispensable. Car « les hommes passent, mais les idées restent et continuent à cheminer sur les jambes d’autres Hommes » (phrase attribuée à John F. Kennedy).
Ce Mouvement, initié comme débats d’idées, choix d’un projet en vue de rétablir un destin commun et de régler le mieux possible les défis du présent et de l’avenir de la République centrafricaine, n’est pas le fruit du hasard, ni un caprice, il résulte d’un long processus d’engagement individuel des filles et fils de la Centrafrique qui refusent de plier devant l’indignité de certains comportements de la classe politique, des écueils, des revers, des massacres des populations civiles qui n’ont cessé de secouer notre pays depuis des décennies. Se taire en ces circonstances serait se faire complice des exécutants de ces tueries, de ces politicards qui ont provoqué, amorcé, permis, et stimulé le développement de ces groupes armés et la chute sans précédent de l’État centrafricain. Tout comme on ne se tait pas face à ce pays qu’on aime, ce territoire qui nous a vus naître et grandir, si on le voit sombrer ou se fourvoyer. Et donc,face aux désordres majeurs qui ont lieu dans notre pays, il apparaît nécessaire de remettre à plat les principes et les bases de ce que sera dans les prochaines années la Nation centrafricaine. Inutile donc pour nous de parler ici de réformes, car toutes réformes initiées sur des bases hautement fausses ne donneront que des résultats instables. Nous subissons les conséquences d’un État déliquescent, englué dans la médiocrité où rien ne fonctionne, qui ne remplit plus ses missions essentielles, particulièrement le respect de la loi et l’action pour l’émergence du pays.
Dès lors, il ne suffit pas pour nous de faire naître simplement un espoir, mais d’incarner formellement cette Rupture qu’attendent beaucoup de nos concitoyens. Elle devra permettre la naissance d’une mentalité des « Hommes corrects » en Centrafrique qui redonnera de la fierté aux paysans, aux agriculteurs, aux éleveurs, aux enfants orphelins, aux femmes et hommes violés, aux FACA, aux nombreuses personnes victimes d’exécutions et d’assassinats ciblés, aux fonctionnaires, aux commerçants, aux élèves et étudiants, aux chômeurs, etc.
Ensemble, nous avons décidé d’œuvrer pour l’ÉMERGENCE de la Centrafrique, qui n’est pas un pays de merde !, contrairement à ce que certains osent affirmer, mais le pays de ZO KWE ZO, de SO ZO LA, le pays dont le père fondateur avait fait de la lutte pour la Dignité de l’Homme sa priorité, ce pays qui a assuré notre instruction et en partie notre éducation, ce pays et son peuple qui ont donné une contribution décisive pour la réalisation de nos rêves les plus chers.
Pour atteindre cet objectif, nous avons choisi de marcher sur nos deux pieds, formalisés en deux mots : Rupture - Refondation.
Notre pays est confronté à l’exigence d’un retour à la paix et à la satisfaction immédiate des besoins élémentaires d’une population épuisée par des décennies de régression et de conflits. Pour faire face aux immenses défis post-conflits (militaire, économique, social et moral), primo, il nous faut Rompre.
L’histoire de notre société est jalonnée de ruptures et de luttes, ruptures avec le droit colonial, luttes pour l’indépendance. Il nous a paru, dès lors, intéressant de démontrer que l’une des issues possibles aux différentes crises consiste à rompre avec les pratiques et les comportements malveillants (impunité, affairisme, sectarisme, clientélisme, népotisme, régionalisme, corruption, inégalité, injustice, confiscation du pouvoir et le pouvoir personnel, amateurisme, concussion, copinage, médiocrité, méchanceté, manipulation…) qui ont entrainé notre pays dans l’abîme de violences et de la décrépitude exponentielle des mentalités. Cet état de fait a conduit l’État centrafricain à être défaillant dans le contrôle de ses frontières, dans la protection de sa société contre des groupes armés internes et extérieurs, dans le maintien de l’ordre public, dans ses fonctions régaliennes, économiques et sociales… Rompre non seulement avec les pratiques, mais aussi avec toutes celles et tous ceux, qui de près ou de loin, ont été ou sont responsables de la descente de notre pays aux enfers. Notre vision de la Rupture consiste à ne laisser aucune place à l’impunité car elle nourrit l’injustice, la corruption, le désordre, l’immoralité ; elle autorise les crimes, la médiocrité, etc. La Rupture signifie aussi un appel à une « insurrection des consciences » et à une« révolution intellectuelle » pour fédérer ce que notre société centrafricaine à de meilleur et stopper la capitulation des esprits et le pourrissement des âmes.
Secundo, il s’agit pour nous de refonder. A partir de la situation de la table rase produite par la Rupture avec les pratiques nauséabondes, le Mouvement promet la Refondation de la RCA où on va intégrer la richesse de nos traditions, notre culture, l’essence de ce qui fait que nous sommes centrafricains, dans la modernité : accueil, solidarité responsable ; travail individuel et collectif ou communautaire ; dévouement pour la cause publique, respect des biens et des personnes ; esprit de respect des lois ; courage ; honnêteté ; intégrité, culture du résultat etc.Il nous faudra recréer des conditions favorables à l’émergence de notre pays, au renforcement des règles d’une cohésion nationale. Définir un nouveau dispositif de la chaîne administrative de mise en œuvre d’une décision.
Refonder pour une émergence qui nous ressemble, un projet commun qui aura le visage de notre société, et nous sommes convaincus que dans l’élaboration de ce projet, le peuple doit être acteur et « l’élite » un instrument au service du peuple, et aux « élites » de donner une notion d’exemplarité. Et pour que cela fonctionne, nous proposons :
  • de réédifier la fondation de notre République à travers un État fort, des Hommes formés, conscients et responsables et des Infrastructures durables
  • de promouvoir une Agriculture, une Industrialisation et des Services durables, piliers de cette fondation.
Voilà de manière succincte, le schéma que le Mouvement CoRReCt propose aux centrafricains pour atteindre l’ ÉMERGENCE.Ce schéma reste toutefois ouvert, chaque centrafricain est appelé à apporter sa contribution.
Le temps est venu pour nous, non seulement de restituer à notre mère patrie, la terre natale, tout ce qu’elle nous a donnés, mais d’accomplir ce que nous pouvons faire pour notre pays, c'est-à-dire de construire un État fort capable d’assurer la Défense et la sécurité du territoire et des centrafricains, de promouvoir un état de droit, la Justice, une administration du territoire, une Diplomatie qui redonnent la confiance favorable aux investissements, de développer chez le citoyen le sens du civisme fiscal et du patriotisme. Ensuite, il faudra investir dans l’être humain pour le rendre apte à transformer l’économie afin d’améliorer son niveau de vie. L’éducation des filles, l’enseignement technique, la formation professionnelle et la santé pour tous, seront au cœur de notre dispositif. Enfin, nous travaillerons à fournir les infrastructures de bases (transports, énergie, urbanisme etc.) qui sont nécessaires au progrès économique. L’agriculture et l’élevage seront les premiers piliers pour une émergence durable. Il est indispensable de retrouver l’autosuffisance alimentaire des années 90.27868119 366143937187358 297857674341772071 n
Nous souhaitons vivement engager notre pays vers le pays des « Hommes corrects ». C’est un programme distinct, précis, pour éviter de s’enliser, plus ou moins définitivement, dans les méandres des programmes des partis politique irréalisables. Il nous permettra ainsi de lever l’incertitude politique aux plans national et international, favorable au retour des investisseurs. Il s’agit de proposer aux centrafricains un programme en toute transparence, afin d’interrompre autant que faire se peut la partition de notre pays. Le financement de ce programme se fera par les ressources propres issues des différents impôts et taxes de l’État centrafricain. Nous ferons tout pour que chaque Franc CFA dépensé ne soit pas de l’argent jeté par la fenêtre. Nous avons l’intention d’entreprendre les contrôles nécessaires afin de garantir que chaque Franc CFA soit dépensé à bon escient.
Nous sommes convaincus que seule la prise en considération intégrale des attentes du peuple centrafricain peut changer la donne. Nous proposons ce programme et nous réitérons notre détermination, la détermination du peuple centrafricain. Avec le PEUPLE, tout est possible !
Paris, le 16 février 2018
Maxime NANA
Président de CoRReCt

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